Le mass following est une pratique consistant à suivre massivement un grand nombre de comptes sur les réseaux sociaux dans l’espoir d’obtenir des follow-backs (abonnements en retour). Cette technique automatisée vise à gonfler artificiellement son nombre d’abonnés, mais elle est aujourd’hui considérée comme une pratique à risque et sanctionnée par les plateformes.
Comment fonctionne le mass following
Le mass following repose sur le principe de réciprocité sociale : une partie des comptes suivis va suivre en retour, augmentant mécaniquement le compteur d’abonnés. En pratique, il se déroule généralement en deux étapes :
- Étape 1 — Follow : un script ou un outil automatisé suit des centaines ou milliers de comptes cibles (définis par hashtag, localisation ou niche). Instagram, par exemple, a longtemps été la cible principale de cette pratique.
- Étape 2 — Unfollow : après quelques jours, le même outil élimine automatiquement les comptes qui n’ont pas suivi en retour, maintenant ainsi un ratio followers/following favorable.
Mass following et marketing d’influence : pourquoi l’éviter
Dans le contexte du marketing d’influence, le mass following est une pratique trompeuse qui fausse les métriques utilisées pour évaluer un influenceur :
- Audience artificielle : les abonnés obtenus via le mass following ne sont pas intéressés par le contenu - ils ont simplement suivi par réflexe de réciprocité. Le taux d’engagement s’effondre.
- Risque de sanction : les plateformes (Instagram, TikTok, Twitter/X) détectent et sanctionnent le mass following par des restrictions de compte, voire des suspensions.
- Détection par les agences : les outils d’analyse d’influence (comme ceux utilisés par Tanke) identifient facilement les profils qui ont eu recours au mass following via l’analyse des courbes de croissance d’abonnés et du ratio engagement/audience.
Une croissance organique lente mais réelle vaut infiniment plus qu’une audience gonflée artificiellement. Pour les marques, collaborer avec un influenceur qui a eu recours au mass following revient à payer pour une vitrine sans visiteurs.














